Couture et surconsommation: et si on s’organisait?

On se retrouve aujourd’hui avec, comme c’est souvent le cas ces derniers temps, un billet “réflexion”.
Non pas que je n’ai pas de cousettes à vous montrer, que du contraire, mais avec ce temps tout gris d’hiver, il n’est pas aisé de prendre de jolies photos.
Comme je n’ai pas du tout envie de laisser ce blog à l’abandon, je me suis dit que j’allais partager avec vous mes dernières réflexions (je suis une spécialiste en la matière).
Je réfléchis beaucoup en ce moment sur ma “consommation couture” notamment sur le fait que malgré que je détienne un nombre considérable de patrons de couture, il m’arrive pourtant très fréquemment d’en acheter des nouveaux. Hors, même s’il y a parfois des détails qui changent, il faut l’avouer, un chemise classique reste une chemise classique… Ai-je vraiment besoin de ce nouveau patron qui vient de sortir?
Je me suis récemment fixé une règle qui est que si je souhaite acheter un patron, il faut qu’il soit cousu dans les jours qui suivent l’achat. Pour l’instant, je m’y tiens plutôt pas mal, même s’il y a quelques erreurs d’achats…
Je vois deux explications.
Dernièrement, j’ai acheté un patron de jupe et au moment de couper ma taille, j’étais complètement perdue… Les mesures du vêtement fini ne figuraient pas sur le patron et je n’arrivais pas à décider quelle taille couper. Je l’ai mise dans un coin et à coup sûr, je ne vais jamais la coudre. Je pourrai évidemment faire une toile et la retravailler mais ce n’est pas mon intention dans la couture actuellement. Je n’ai pas spécialement beaucoup de temps pour coudre et n’ai pas envie de passer beaucoup de temps à modifier des patrons.
Si pour un haut ne pas avoir les mesures du vêtement fini ne me pose pas spécialement de souci, ça l’est par contre réellement pour les bas ou les robes ajustées. Ma taille n’est pas très marquée et je ne rentre pas dans le tableau standard des tailles. Avoir les mesures du vêtement fini est donc crucial.
J’ai pu confirmer ce point ce week-end en cousant la jupe Rosari de Pauline Alice. Grâce aux mesures du vêtement fini, j’ai pu constater que je devais couper un 44 à la taille pour rejoindre le 40 aux hanches. Une petite modification toute simple (une ligne droite) et j’ai une jupe qui me va parfaitement!

La deuxième explication est que je n’arrive pas toujours à bien cerner ce qui me va ou pas. Ce mois-ci, je me suis mise en quête de la jupe parfaite à taille élastiquée. J’ai cousu 4 patrons différents pour finalement me rendre compte que la jupe élastiquée et bien ce n’est pas ce qui me va le mieux! Autant j’adore les jupes à taille élastiquée sur les autres, autant sur moi, ça ne va pas (toujours cette histoire de taille pas fort marquée).
Je ne sais pas trop comment solutionner de deuxième point… Peut-être en dessinant le vêtement sur une reproduction de ma silhouette? Je me rends compte qu’il y a une grosse différence entre la façon dont je me vois dans ma tête et la façon dont je suis réellement. Si vous avez des conseils, je suis intéressée (J’ai commandé un ZozoSuit, cela m’aidera peut-être de mieux connaître mes mensurations, je vous tiendrai au courant).

Un peu d’organisation pour y voir plus clair

J’ai décidé d’organiser mes patrons pour avoir une vision plus précise de ce que j’ai en stock et ainsi éviter d’avoir des doublons.
Sur mon disque dur, mes patrons sont répertoriés par marque. Pour avoir une vision plus claire au niveau du type de vêtement, je souhaitais les classer par catégorie, sans pour autant avoir envie de le faire sur mon ordinateur.
C’est là que je me suis souvenue des articles de Camille sur l’outil Trello (1/2/3). Ses articles étant vraiment très clairs, je ne m’attarde pas ici sur l’aspect technico-pratique mais plutôt comment j’ai utilisé l’outil de mon côté.
Dans un premier temps, j’ai créé un tableau “patrons” dans lequel j’ai créé les différentes catégories de vêtements que je souhaitais: robes, jupes, tops, blouses, chemises, pantalons/shorts, vestes, manteaux, pulls/sweats, gilets, t-shirts et lingerie/nuit.


Ensuite, j’ai créé une carte pour chaque patron en indiquant le nom du patron et la marque et les ai classé dans la catégorie correspondante.
Pour que le tout soit plus parlant et intéressant d’un point de vue visuel, j’ai joint le dessin technique du patron.

J’ai décidé d’enrichir ma base de données déjà bien fournie en ajoutant des étiquettes: rouge pour patron pdf, bleu pour patron papier, vert pour vêtement cousu et j’ai récemment créé une étiquette rose pour les vêtements cousus, portés et appréciés.
J’ai également ajouté pour chaque patron, le métrage nécessaire et le tissu recommandé (en faisant un copier-coller des descriptifs des patrons). C’est très pratique quand je suis au magasin de tissu et que je me demande quel métrage je dois acheter.

Conclusion

Quand tout cela a été fait, j’ai fait une petite analyse de la situation dont voici un résumé.
J’ai constaté:

  • grâce aux étiquettes de couleurs, que j’ai beaucoup de patrons mais que j’en couds beaucoup, ouf,
  • que j’ai beaucoup de patrons de blouses (tiens donc), ce que je couds principalement et qu’il serait peut-être temps de passer à autre chose,
  • que je n’ai encore cousu qu’un manteau alors que j’en ai 7 patrons,
  • que c’est pareil pour les chemises : 13 patrons et seulement 4 patrons testés,
  • que si je veux me lancer dans la couture de pantalons, j’ai aussi ce qu’il faut en stock,
  • que certains patrons que j’adore porter n’ont été cousus qu’une seule fois (Je pense notamment au short Chataîgne qui mériterait vraiment une deuxième version).

A noter également que lorsqu’un patron me va, je n’ai absolument aucun souci à le coudre à plusieurs reprises. Avoir le même vêtement dans plusieurs tissus est quelque chose qui me plaît même beaucoup. C’est notamment le cas pour les 7 blouses Vertige cousues dans le cadre de One week one pattern que je prends beaucoup de plaisir à porter.
En prenant ce point en considération, je devrais donc pouvoir me contenter de peu de patrons, si je fais les bons choix.
Autre constatation: j’ai tout ce qu’il faut en stock pour sortir de ma zone de confort à savoir “la petite blouse”. Avoir les patrons prouve que l’envie y est, maintenant il faudrait passer à l’action, un super objectif pour 2019, non?
Cet exercice m’a évidemment pris pas mal de temps, on ne va pas se mentir. Mais les enseignements que je peux en tirer sont, je trouve, très précieux pour ma vie de couturière.
Suite à cette rélfexion, j’ai évidemment pensé me fixer comme objectif de ne pas acheter de nouveaux patrons en 2019, mais je sais qu’avec les jolies sorties de patrons, il est souvent difficile de résister. Je ne vais donc pas être aussi catégorique, mais je vais faire de mon mieux pour ne pas tomber dans cette surconsommation.
Je me fixe deux critères à respecter lors de l’achat de nouveaux patrons: avoir assez d’informations sur le vêtement fini et que le patron puisse être décliné de plusieurs manières (je pense par exemple à la chemise Mister de Dress your body, dernier patron arrivé dans ma patronthèque, qui offre un tas de possibilités).
Je me suis aussi demandé si mon blog et mon compte IG seraient toujours intéressants si je ne couds pas de nouveautés, mais en y réfléchissant, la couture, ce n’est pas que le dernier patron à la mode… c’est aussi et surtout, trouver les patrons adaptés à sa morphologie, prendre le soin d’associer patron et tissu, imaginer des silhouettes ou des collections…
En résumé, même s’il y aura sans doute moins de nouveautés par ici, je vous parlerai toujours de couture avec grand plaisir!

Et vous, ça vous arrive de vous poser des questions sur votre « consommation couture »?

21 Comments

  1. Je me fais aussi la réflexion du nombre de patrons que l’on peut posséder et pas tous cousus… Sans compter ceux des magazines !… jamais le temps de tout coudre ! Bonnes fêtes !

  2. Bonjour Nathalie c’est assez drôle car il y a peu on m’a’ parlé de Trello j’ai voulu le télécharger sur mon portable mais il est trop vieux pour supporter l’application. Je voulais m’en servir pour les tissus enfin ma collection de tissus mémé si j’essaye d’arrêter ! Mais j’ai eu la réflexion des patrons récemment car ma voisine qui est une couturière avertie est toujours stupéfaite de voir l’achat de patron alors qu’avec une toile de base on peut finalement adapter n’importe quelle modèle . Mais je trouve cela assez fastidieux lorsque l’on a envie de se faire plaisir rapidement. Mais je retiens l’idée de la toile que j’envisage de faire avec son aide . J’essaye de ne pas tomber non plus dans le marketing des blogueuses qui matraquent les nouveautés patrons tissus mais parfois il arrive d’avoir un coup de cœur ! Il y a bien d’autres réflexions que je me fais d’ailleurs sur les blogueuses qui ont commencées à vendre des patrons et qui aujourd’hui prennent une direction que je ne comprends pas mais c’est un autre débat dont nous ne pourrions parler que sous le secret de la confession . Joyeuses fêtes

  3. Je me fais exactement les mêmes réflexions que toi. Je couds beaucoup mais ne porte pas forcément ce que je couds alors j’ai envie pour 2019 de réfléchir plus à ce qui me va, ce dont j’ai envie sans systématiquement coudre le patron qui vient de sortir ! Je vais essayer de coudre moins mais coudre mieux ! Bizzzzzzzzzzzzz

  4. Je partage totalement tes réflexions. Lorsque j’ai repris la couture, j’ai acheté beaucoup de patrons, de livres, de magazines et de tissus, avant de m’apercevoir que, non seulement mon rhytme de couture ne me permettrait jamais de coudre tout ça, mais surtout que je ne portais que très rarement ce que j’avais cousu…
    Depuis cet été j’ai revendu beaucoup de patrons (il faut que je le fasse également pour les tissus) et je m’oblige à réfléchir à ce que je porterai vraiment. Est-ce que j’en ai besoin ? Est-ce que c’est mon style? Est-ce que je l’achèterais dans une boutique ?

  5. Un tout grand merci pour l’idee « Trello » que je ne connaissais pas, moi qui suis fan d’organisation, ça va bien m’aider.
    Pour les tissus, j’utilise l’appli Cora ( payante) prévue pour des tissus, qui est très chouette .
    Tissus et patrons auront donc leurs applis respectives

    1. Bonjour je suis allée voir l’application Cora et effectivement elle est plutôt ludique et facile . Merci pour l’information . En revanche j’ai écris à la personne qui a fait l’application car il n’y a pas d’inscription sur l’application avec création d’un compte . Donc si on rentre sa « tissusthèque  » dans l’application et que l’on change de téléphone (par exemple ) même en repayant car elle coûte presque 8€ et bien on perds toutes ses données et il faudra donc de nouveau les rentrer ce qui est assez fastidieux. Sinon je la trouve vraiment intéressante et mérite l’investissement.

  6. Bonjour Nathalie, je suis tout à fait d’accord avec toi sur le fait que nous avons tendance à sur consommer. En ce qui me concerne, je ne me précipite pas sur les dernières sorties de patron sauf exception.
    J’aurai toujours plaisir à te lire même si tu ne couds pas la dernière nouveauté du moment.

  7. Merci pour cet article…je viens de refaire mon coin couture…et le rangement m à obligé à faire du tri! Des tissus, des patrons…mais pas toujours adaptés les uns aux autres.
    Je ne surconsomme pas , le coût des patrons est un frein.
    Pourtant à regarder certain podcast je m étonné du nombre de cousettes réalisées par quelques blogueuses..de la course à qui fera les derniers patrons sortis et en vogue sur la toile…ce phénomène aiguise les appétits . Bon courage pour 2019, et d ici la bonnes et joyeuses fêtes de fin d année.

  8. Merci pour ce bel article et tes réflexions. Ici j’ai plutôt tendance à tendre vers le minimalisme et parfois la couture me semble complètement à l’opposé. La couture en devient parfois très très raisonnée, peut être même trop. Donc je m’autorise parfois des craquage, cet été je me suis cousue la jupe Justine de Ready to sew alors que je ne connaissais pas la marque et que je ne porte pas de jupe longue ! Et je l’ai portée tout l’été… Comme quoi …

    L’année 2018 a été une année où j’ai fait attention à coudre un maximum de tissu du stock et coudre « rapidement » les tissus achetés et le bilan est plutôt pas mal ! Pour 2019, je vais peut-être faire une liste des patrons que je possède et que j’ai envie de coudre, je ne sais pas encore.

    Ce n’est pas facile de trouver les formes qui nous vont, je tatonne aussi, me voir en photo avec certaines tenues m’aide parfois.

    En tout cas, merci pour ces articles de réflexions, ça change un peu du format Instagram.

    Bonne soirée !

  9. Même réflexions en effet ! Beaucoup de patrons que je n’ Pas eu le temps de coudre et idem pour les tissus.
    2018 mon objectif était pas d’achat de nouveau tissus mais c’est tout de même difficile d’avoir le coupon pour le patron qu’on a déjà et qui nous plaît évidemment.
    Donc tans pis pour mon stock de tissus. Je choisi le patron (là plus d’achat ), je regarde dans mon stock et si j’a pas le coup de cœur je pars à la recherche du coupon idéal. Mais plus d’achat compulsif non plus de tissus sans projet sauf dans les Bourses de Couturière où là les prix défient toute concurrence et je peux me faire plaisir en essayant de penser projet tout de même. On va dire que la raison à gagner sur la passion pour ne pas avouer que c’est surtout la place pour stocker qui fait défaut

  10. Je suis entièrement d’accord avec toi. Je te lirai toujours avec plaisir même si tu couds d anciens patrons, rassure toi. Ce n’est pas le côté nouveauté qui me plaît dans un patron, mais la coupe par rapport aux différentes morphologies, voir des réalisations faites dans des tissus différents aussi .Bonne continuation, à bientôt .Et bonnes fêtes de fin d’année et

  11. Bonjour

    Réflexion à faire lorsque comme moi on est adepte du zéro déchet et du minimalisme qui doit s’appliquer aussi dans le choix de nos vêtements et leur nombre.
    J’ai aussi une collection de Burda , de Knipp mode , quelques Ottobre et je suis abonnée au magasine La maison Victor . Au lieu d’utiliser une application, j’ai utilisé des post it par couleur selon la pièce de vêtement et si je veux coudre par ex une robe , je peux retrouver les modèles qui m’avaient plu. J’ai cousu cet été quelques pièces avec des tissus du stock . Suite aux publications de vos réalisations du Scout Tee , j’hésitais à acheter le patron mais j’ai trouvé dans un magasine Ottobre le même genre de top, j’ai creusé le décolleté et il est parfait, sans débourser le prix pour un autre patron. J’ai aussi décidé de ne plus acheter des tissu parce que je les aimais ou parce que l’occasion se présentait mais en fonction d’un projet bien précis .
    Même si vous ne cousez pas les derniers patrons sortis ce sera toujours intéressant de voir ce que vous faites , de suivre vos idées et vos choix de tissus. J’ai un jour cousu une robe trapéze pour l’été, patron burda qui ne me disait rien (2 couleurs de tissus pas terrible, gros neud ), parce que j’ai vu la réalisation d’une autre couturière et je l’ai portée plusieurs étés . Les idées et réalisations des autres nous aident beaucoup, donc merci pour vos partages.

  12. Bonjour Nathalie! C’est la première fois que je commente ton post, je t’ai découverte via un podcast il y a quelques mois et apprécie le ton de ta voix et de ton écriture ici : douceur et bienveillance, bon goût et raffinement!!
    Figure-toi qu je suis tombée dans la couture ce 15 juin! et je suis déjà accro!! j’ai 9 réalisations à mon actif et j’ai déjà quelques patrons en attente avec les tissus prévus!!
    Après des cours particuliers dans un café couture, je me suis équipée avec une petite rolls à la maison (la même que toi) et je m’éclate!!
    Je t’avoue que je me questionne sur l’enjeu affectif et influençable derrière les achats de patrons et de tissus.. Cela revient un peu aux mêmes travers que le shopping de fringues en magasins…
    Néanmoins, je me suis offert la formation en ligne de Flora Douville sur les vêtements (je te recommande son livre « Révélez-vous », que je peux te prêter si tu le souhaites) et cela m’aide dans mes choix – c’est suite à ces formation et lecture que je me suis mise à la couture, me rendant compte que ce qui pouvait me correspondre en terme de couleurs, de matières et de formes était difficilement trouvable dans le commerce…

    La couture « redondante » n’est pas une tare selon moi, au contraire!! Si tu aimes porter telle pièce, pourquoi ne pas la décliner, dans d’autres couleurs, avec des petits détails qui changent, et t’améliorer dans les finitions, les ajustements à chaque nouvelle expérience!!

    Belle fin d’année à toi, au plaisir de te lire

  13. Je suis tout à fait d’accord avec toi Nathalie. Dans ce domaine aussi, la surconsommation guette ! Lorsque j’ai repris la couture il y a 3 ans, j’ai été prise d’une frénésie d’achats de patrons et de tissus. Et ma garde-robe était encore bien pleine de vêtements achetés. Depuis, j’en ai donné beaucoup (ceux que je n’avais jamais mis, ceux qui ne me plaisaient plus). Du coup, ma garde-robe est devenue très raisonnable mais il y a encore des choses que je ne porte pas. Pour 2019, j’ai décidé de ne coudre que ce dont j’ai besoin : je manque de pantalons de pyjama, de tenues d’intérieur confortables et pour l’été, je manque de robes courtes et longues, de pantalons légers. Je vais donc essayer d’utiliser mon stock de tissus. Pour les patrons, je vais revendre ceux que je n’utiliserai pas et conserver des patrons de base que je peux revisiter et décliner à l’infini.
    Je me pose aussi beaucoup de questions sur les tissus, leur provenance, la façon dont ils sont fabriqués, l’aspect éthique et social, leur impact environnemental. Cela me préoccupe beaucoup. Dans le domaine du DIY comme dans d’autres, l’abondance n’est pas forcément synonyme de mieux être. Vaste débat qui est loin d’être clos je pense !
    Merci Nathalie pour tes réflexions pertinentes qui nous font réagir. C’est toujours un grand plaisir de te lire. Je pense que c’est en partageant nos expériences et nos commentaires que nous nous enrichissons mutuellement. Quel bonheur de découvrir que nos interrogations sont partagés par d’autres.
    Je te souhaite de belles et douces fêtes de fin d’année Nathalie. Profite bien de ces moments privilégiés en famille. A très bientôt !

  14. Article super intéressant.
    J’avoue voir du mal à résister aux jolies sorties patrons mais j’ai pris quand même un peu de recul à savoir que je privilégie certaines marques maintenant alors qu’avant je me ruais sur tout et n’importe quoi.
    Un exemple : République du chiffon. Typiquement, ce sont des patrons qui ne me vont pas (pas tous mais la grande majorité) car ils ne vont pas à ma morpho. Et plutôt que d’essayer et de rager.. je passe mon tour.
    Je continue néanmoins à faire les magasins régulièrement pour « essayer ». Quand j’ai un doute sur une forme, une coupe, une longueur, je vais faire une essayage en magasin (applicable éventuellement pour ton pb de jupe) ce qui me permet de voir ce que j’aime ou non et ce qui me va ou non .
    Je t’embrasse en tout cas et en effet la couture ce n’est pas le dernier patron à la mode ! Il est toujours intéressant de voir plusieurs versions d’un même patron !

  15. Bonsoir Nathalie,
    c’est une réflexion très intéressante, la surconsommation guette en effet les couturières. Se désabonner d’instagramm m’a bien aidé en ce sens. Pour les patrons et le métrage nécessaire, je me suis fait un fichier excel avec la quantité de tissu nécessaire, le type de tissus, le reste de la mercerie…et je l’ai toujours avec moi (un pdf sur mon smartphone) comme ça quand je craque pour un tissu, je sais combien acheter, ça évite d’en avoir trop, (d’ailleurs qd h’ai cousu un patron en général je corrige encore à la baisse la qté de tissu).
    Je n’achète des tissus que pour un projet précis et j’essaie de ne pas laisser trainer le projet (même si il y a qq tissus non cousus qui trainent car j’ai changé d’avis entre temps…je m’améliore.

    Ton blog sera intéressant même si tu ne couds pas forcément les derniers patrons sortis; ce serai utile de voir ce que tu recouds. Finalement c’est très instructif, plus qu’un article « à chaud » juste quand le vêtement est cousu, car il y a du recul. Combien de vêtements sont cousus et jamais portés….chez moi aussi, même si je m’améliore petit à petit.
    Certaines couturières font des revues en fin d’années, justement pour voir si elles ont porté un peu beaucoup pas du tout tel ou tel vêtement. J’aime beaucoup ce style d’article. Ca vaut aussi pour la qualité des tissus, comment résistent-ils aux lavages, se chiffonnent-ils beaucoup à l’usage…..Tout ça est très intéressant et va dans le sens d’une consommation plus durable aussi.
    J’ai demandé au père Noel un livre de patronage, u peu pour savoir faire un patron de base qui m’aille mais aussi surtout pour apprendre comment modifier (un peu) un patron qui me va déjà pour modifier certaines choses ….et avoir un autre patron qui m’ira aussi….
    Amicalement

  16. Bonjour Nathalie,
    je n’ai jamais posté de commentaire. Je t’ai découverte via tes podcasts. J’apprécie ta voix, tes explications et tes critiques toujours constructives sur les patrons que tu couds. C’est exactement pour cela que je viens d’ouvrir un compte Insta. Pas très motivée au départ car je n’arrive pas à coudre « beaucoup » donc peu de choses à montrer…mais l’envie forte de partager et d’échanger a pris le dessus. Ton article est très intéressant. En décidant de coudre nos vêtements, nous agissons sur toute une « filière », nous devenons consommaCTRICES et c’est normal de se laisser aller à quelques réflexions.
    Je me suis mise à la couture par amour des tissus, des couleurs, des coupes, pour cette sensation de bien-être que peut procurer une activité créative, mais également parce que j’aime me sentir bien dans des vêtements qui me plaisent même si je fais un bon 46 ( taille en boutiques).
    Petite douche froide en voyant que peu de marques françaises de patrons indépendantes gradaient uniquement jusqu’au 46 (un 46 trop petit pour moi)…je ne sais pas modifier un patron et je n’en ai pas le temps. Maintenant de plus en plus de marques gradent au-delà ( avec mesures du vêtement fini!!!)et c’est tant mieux et merci aux marques anglo-saxonnes (belges aussi 😉 )qui pensent à toutes les femmes depuis longtemps!
    Désormais, je n’achète un patron que si je persuadée qu’il va m’aller, j’achète moins de tissus aussi. Et souvent, beaucoup de patrons se ressemblent (blouses, jupes..) donc avant d’acheter, je vérifie dans ma patronthèque s’il n’y en a pas un qui se rapproche de mon projet.
    Bonne fin d’année 2018 et longue vie à ton blog!

  17. Aaah mais je n’avais pas vu cet article ! C’est très intéressant ^^ Bravo pour cet inventaire très complet via Trello, j’avoue que Pinterest c’est la simplicité (j’ai du y passer 1h30 … c’est beaucoup moins que ce que je pensais et ça m’a motivé a continuer du coup). La je me tâte a faire un inventaire des tissus …

    Sinon comme toi je me rends compte que non seulement j’ai du mal a savoir ce qui me va (genre je persiste dans les tailles hautes – aussi parce qu’il y en a bcp qui sortent je pense … – alors que j’ai du ventre et que c’est rarement heureux) et surtout ce que je vais aimer porter ! Trop de robes alors que je suis en jean … il faut que je me concentre sur les pantalons et les hauts dans mon cas xD

  18. Quel boulot. Mais c’est un travail vraiment utile. J’aurais bien besoin de mettre un peu d’ordre dans tout ça moi aussi. En fait j’achète assez peu de patrons et je n’hesite pas à les coudre plusieurs fois. Comme j’habite à Abu Dhabi, je ne couds que de l’été. Comme je suis ronde je ne couds que des blouses et des robes amples. Je suis donc limitée dans mes choix. En revanche, côté tissus il va falloir que le destocke sérieusement. Dès qu’un tissu me plait, je le commande de peur qu’il ne soit rapidement plus en stock. Et puis, c’est mon lien avec la France. J’attends qu’un voyageur me le ramène et du coup c’est toujours la fête quand je les vois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.